Mon témoignage
Dans mon adolescence, le sport a joué un grand rôle dans ma vie, en particulier le handball. Je suivais les traces de mon frère JF, qui jouait en nationale, avait intégré le bataillon de Joinville et avait été sélectionné une fois en équipe de France. Je rêvais d'être un de ces joueurs qui marque l'histoire de son sport. A l'âge de 17 ans, des amis chrétiens de mon père m'ont invité à un camp de ski dans les Alpes à Flumet dans le cadre des Groupes Bibliques Universitaires. Le ski, pourquoi pas ? Je souhaitais apprendre les techniques de base pour maîtriser ce sport, que je connaissais mal. Dans les après-midi, après des sorties en plein air et l'effort physique qu'imposaient les remonte-pente et les descentes des pistes de plus en plus pentues, le retour au chalet et l'étude de la Bible, faisait redescendre le rythme cardiaque.
Trois jours de suite et l'étude des trois premiers chapitres de la lettre de Paul aux habitants de Rome, m'ont convaincu de l'appel de Dieu à un changement radical de vie qui s'adressait à moi personnellement. Romains chapitre 1, versets 20 et 21 : "En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu'il a fait. Ils (les hommes) sont donc inexcusables, puisque tout en connaissant Dieu, ils ne lui ont pas donné la gloire qu'il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance"... J'étais cet homme là, convaincu que l'univers, la beauté de la création provenait sans doute d'un Dieu créateur, mais ne lui rendant pas gloire et n'étant pas reconnaissant pour ce qu'Il avait fait. Je comprenais en lisant la fin du chapitre 1 que mon aveuglement m'entraînait et m'entraînerait de plus en plus loin dans tous ces errements énumérés dans cette liste finale redoutable de l'apôtre Paul - lisez-là et vous vous reconnaitrez sans doute dans l'un de ces errements comme je me suis reconnu dans ces travers humains si communs. Le chapitre 2, étudié le jour suivant, en petits groupes éparpillés dans diverses salles du chalet commence ainsi au verset 1: "Qui que tu sois, homme, toi qui juges, tu es donc inexcusable. En effet, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu agis comme comme eux." C'était comme un coup de poignard, reçu dans ma conscience. Paul, tu te crois quelqu'un de bien, mais en fait, regarde tes actes, tu ne vaux pas mieux que les autres, tes semblables. Le lendemain, le chapitre 3 enfonce le clou. Je ne me berce alors plus d'aucune illusion quant à ma situation spirituelle aux yeux de Dieu. Les versets 9 et 10 constituent un verdict universel et sans appel de l'humanité : "En effet, nous avons déjà prouvé que Juifs et non-Juifs sont tous sous la domination du péché, comme cela est écrit : Il n'y a pas de juste, pas même un seul; aucun n'est intelligent, aucun ne cherche Dieu";... Je me sens grandement concerné. A ce stade de la lecture du chapitre 3, il semble ne plus y avoir d'espoir pour moi de plaire à un Dieu qui cerne si justement mon injustice. Comment pourrais-je échapper à la juste condamnation ?
Heureusement, le chapitre 3 dans les versets 21-25, se poursuit par ces belles promesses : "Mais maintenant, la justice de Dieu dont témoignent la loi et les prophètes a été manifestée... c'est la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ. C'est lui que Dieu a destiné à être par son sang une victime expiatoire pour ceux qui croiraient." La justice ici n'est pas synonyme de condamnation mais le mot justice signifie que Dieu m'applique positivement la vie parfaite et juste de Jésus-Christ, en me déclarant juste. Si Dieu condamne le coupable que je suis, il me donne aussitôt le remède, le salut en Jésus-Christ. Je comprends que Dieu veut me faire grâce, mais pour cela, il me faut la repentance et la foi. La repentance est une attitude déterminée du coeur : je tourne le dos à ma vie passée en confessant mes fautes devant Dieu pour obtenir le pardon. La foi, c'est la confiance que j'accorde à la parole de Dieu et à Jésus, mort sur la croix pour moi.
Tandis que je médite sur ces pensées, j'entends au fond de moi, une douce voix, que j'attribue à Dieu "Paul, donne-moi ton coeur". Après pas mal d'hésitations et avoir pas mal parlementé en mon for intérieur, je finis par dire oui à Dieu, et je monte me réfugier dans un des dortoirs du chalet pour être seul avec Dieu et lui parler. Je me repens, confesse mes péchés (déjà nombreux malgré mon jeune âge) et je donne mon coeur à Jésus en lui disant que je crois en Son sacrifice, seul capable de me sauver de la condamnation. Je lui dis aussi que je crois qu'Il est ressuscité et vivant à la droite du Père. Je ne comprends pas toutes les implications de ce que je viens de faire. J'ai en fait exprimé la foi du croyant qui s’empare des effets salvateurs de l’oeuvre du Christ à la Croix : substitution de la condamnation, rachat de mon âme obtenu par Christ, expiation de mes fautes, purification de ma conscience, sentiment et certitude par la foi que Dieu me considère comme juste. Je me relève, un homme nouveau après cette expérience de la "conversion". Désormais, je vais vivre pour servir mon Seigneur et mon maître.
Les poésies que j'ai écrites et mises en musique dans la première partie de ma vie chrétienne expriment ma joie, mon bonheur d'être venu à la foi, l'admiration pour Jésus-Christ et la reconnaissance pour Son oeuvre. Je vous invite maintenant à les découvrir au rythme d'une poésie/chant par semaine.
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Paul Praxis. Soli Deo Gloria